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Rencontre avec Henry Moodie: ““C’est impossible d’être heureux tout le temps””

Véritable phénomène sur les réseaux sociaux, le très prometteur Henry Moodie (20 ans) semble être la nouvelle étoile montante de la pop britannique. Avec à son actif des tubes comme drunk text ou you were there for me.  

Vous êtes une star sur TikTok. À quoi vous attendiez-vous la 1re fois que vous avez posté une chanson sur le réseau social?

« J’avais 15 ans, donc je n’avais pas vraiment d’attentes. Je l’ai presque fait pour rigoler. Puis, il y a eu le confinement et, comme j’avais soudainement beaucoup de temps libre, je me suis mis à poster des covers tous les jours. J’ai réalisé à cette époque, qu’en fait, ce serait génial de pouvoir faire carrière dans la musique et que TikTok était en train de me permettre de me créer une véritable fan base. À 18 ans, j’ai donc publié ma 1re chanson originale, you were there for me, et ça a fait le buzz. J’ai été contacté par un label qui m’a offert un contrat dans la foulée. »

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Ce qu’on ressent est parfois terrifiant mais ça fait partie de la vie

Vos textes contiennent des messages d’espoir, de résilience. Vous êtes quelqu’un de positif?

« Je crois. La santé mentale a toujours été quelque chose de très important pour moi. Toute ma vie, j’ai essayé de trouver le remède qui me permettrait d’arrêter de broyer du noir pour accéder au bonheur. Puis, j’ai réalisé que la vie, c’était des hauts et des bas, qu’on serait bien incapables de profiter des bons moments sans ceux qui le sont moins. Ce qu’on ressent est parfois terrifiant mais ça fait partie de la vie. Quand je repense aux épreuves que j’ai traversées, je vois maintenant à quel point elles m’ont fait grandir. Elles m’ont permis d’être la personne que je suis aujourd’hui. Il faut arrêter de se mettre la pression, de vouloir être heureux à tout prix tout le temps: ce n’est pas possible. »

Quelles sont les épreuves de votre vie qui ont été les plus formatrices?

« La période la plus compliquée de ma vie, ça a été le confinement. Ne plus pouvoir aller à l’école, jouer avec mon groupe. J’avais 16 ans et de terribles crises d’angoisse. C’est un âge où on a besoin d’être avec d’autres jeunes pour grandir. Le seul avantage, c’est qu’aujourd’hui je sais mieux gérer la panique. Quand je suis trop stressé, je me dis que j’ai réussi à surmonter cette période. »

Quels sont vos conseils pour gérer le stress?

« J’ai besoin d’occuper mon esprit. La routine me rassure beaucoup. Mon alimentation aussi a un impact sur mon état d’esprit. Donc, j’essaie de manger sainement quand ça va moins bien… même si j’adore un bon fast-food de temps en temps. »

Avoir un mode de vie sain, c’est possible quand on est tout le temps sur les routes?

« Les artistes d’aujourd’hui n’ont plus du tout la même hygiène de vie que les rock stars des années ‘80. Quand je suis en tournée, le rythme est parfois tellement intense que je suis obligé d’adopter un mode de vie sain, de manger correctement, de faire du sport, de dormir assez. Si je sors, que je bois de l’alcool, ça aura un impact sur ma voix le lendemain et je ne peux pas me permettre de risquer de gâcher un concert car, la scène, c’est ce pourquoi je vis. »

Votre maman est psychologue. Est-elle souvent de bon conseil pour vous aider à gérer votre anxiété?

« Comme beaucoup de thérapeutes, elle m’a conseillé d’écrire dans un journal intime pour analyser mes émotions. Mon journal intime, ce sont mes chansons. »

Vous bossez actuellement sur votre 1er album. À quoi peut-on s’attendre?

« Ce sera le même genre de chansons que celles qu’on retrouve sur mes EP… mais en mieux (sourire). Je m’y montre très vulnérable. Ce sont des chansons très personnelles, très profondes. J’ai envie d’aborder des sujets que je n’ai encore jamais abordé, comme le harcèlement scolaire – dont j’ai été victime – qui vont permettre à mon public de vraiment comprendre qui je suis. Il y a un côté effrayant dans le fait d’oser se livrer autant mais c’est aussi très excitant. »

Avez-vous encore le temps de vivre la vie d’un jeune de 20 ans?

« Plus tellement, mais c’est le prix à payer. Je pense qu’être constamment entouré par des personnes plus âgées que moi m’a permis de grandir plus vite. Je suis d’un naturel plutôt introverti et pour m’imposer face à mes aînés, j’ai clairement dû sortir de ma zone de confort. C’est génial car je me sens plus à l’aise socialement, dans le milieu du travail. Je n’ai pas été à l’université, je n’ai jamais vraiment aimé sortir en boîte. Donc, je ne sais pas si je regretterai un jour de ne pas avoir vécu ça. Il m’arrive de me demander si je suis passé à côté de quelque chose… Mais, mon truc, c’est de me lever tôt et de boire ma tasse de thé, donc… Et puis, de toute façon, je n’échangerais la vie que j’ai aujourd’hui pour rien au monde. »

Indigo, le nouveau single d’Henry Moodie est désormais disponible partout.

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